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Aubépine   - crataegus oxyacantha

Famille des rosaceae 


Autres noms : épine blanche, épine de mai, noble épine, bois de mai, poire d’oiseau, sénellier 

 Un article fut écrit en 2013, celui-ci est une suite et complément du premier.

Histoire : Au Ier siècle, on lit des écrits de Dioscoride qui évoquait déjà l’aubépine dans ses œuvres. On trouve aussi  « propriétés médicinales connues depuis le Moyen-âge » !  elle symbolisait l’espoir et soignait bien des maux.
Ce jour on l’utilise surtout pour les problèmes circulatoires et cardiaques notamment l’angine de poitrine (angor). En phytothérapie, c'est littéralement la « plante du cœur ».
On compte environ 20 sortes d’aubépine, mais 2 seules Crataegus oxyacantha et Crataegus monogyna sont utilisées en phytothérapie française. 

Description : Plante buissonnante et épineuse forme souvent des haies à la lisière des bois et dans les champs, dans toutes les régions tempérées. Mais également le buisson peut se rencontrer en tant que grand arbre de plus de 10 mètres et se sera toujours un crataegus
On la cultive par bouturage.
Ici je vous parlerais de l’aubépine monogyne à fleurs blanches, celle que je rencontre et cueille à 200 mètres de chez moi ;)




Principes : Tonique cardiaque, vasodilatateur, relaxant (tranquillisant), antioxydant  
Les fleurs ou la feuille avec l’inflorescence ont des propriétés incontestables - Régulateurs cardiaques, ils provoquent la dilatation des artères, soignent l'hypertension, calme les spasmes, améliorent le fonctionnement du cœur. Les feuilles et les fruits possèdent, à un degré moindre, les mêmes vertus.

Pour en lire plus sur l'Aubépine, beaucoup plus 😊 : Auteur Gilles Gras 
 
La cueilleuse : Les branches fleuries d’un blanc rosé, sont coupées à la fin du printemps, dans l’Aube on la cueille à la mi-mai et rarement plus tard.
Les baies dites cenelles se récoltent à la fin de l’été et en effet cette année 2018 elles sont bonnes à cueillir à la mi- septembre.
J’ai commencé à cueillir ces branches de fleurs à la senteur envoutante il y a déjà bien une vingtaine d’années. 
Je me souviens d'un printemps 2012 être dehors au soleil assise avec une amie sur les escaliers à « éplucher » nos branches et un sentiment de paix mentale se faisait sentir. De bavardages actifs du début s’en est suivie une méditation spontanée. Nous en étions agréablement ensemble dans le silence sans autre besoin que d’être là !
Oui, l’aubépine comme beaucoup de plante à son action dans la senteur et la vibration. (fleurs du Dr Bach)

 Cuisine : Je me sers de ces jeunes feuilles pour faire un apéritif à base de vin blanc et exposé 3 mois au soleil. ça ne fonctionne pas aussi bien chaque année. Le soleil quelques fois trop fort, comme 2012 et 2018  fait que le vin est cuit avant d'être bu  (Rires) il sera parfait en cuisine

La nature est une belle éducatrice. Elle me permet de rire de moi, me mettre en expérience sans pour autant ressentir la notion d'échec. 
Je joue à l'apprentie en toute modestie.  

L’Aubépine fut ma tisane du matin* bien que je n'ai aucun problème avec mon cœur. Intuitivement il y a une raison que ma raison ignore. J’écoute ma petite voix intérieure sans trop me poser de question car je la sais plus intelligente que mon intellect.
*J'ajoute selon mon ressenti, guimauve, fleurs de sureau, lavande, fenouil, sauge... 
Les fruits sont cueillit en automne lorsqu'ils sont bien mûrs – une époque j’aurai écrits « passés les premiers gels » mais cette année de chaleur les fruits sont mûrs et les gelées peuvent ne pas venir.
Farineux, acides et amers, ils ont une saveur quelconque qui s'améliore cependant si les fruits gèlent sur l'arbuste – Nous verrons bien si la gelée arrive avant le chute totale de ces cenelles. Mais sinon …   mettre dans votre congélateur.

Recettes : 

1                            Printemps : Salade de pommes de terre aux bourgeons d'aubépine - 600gr de pommes de terre cuitent, 2 oignons doux, 3 œufs durs, une valeur d'1/2 l de bourgeons d'aubépine, 2 c. de yaourt nature, 1 c. de vin blanc, sel, poivre, moutarde.
                Mélanger le tout. Mettre au frais.
                Servir en entrée de repas.

       Automne : On en prépare des sirops ou on fait sécher les cenelles pour les utiliser plus tard sous forme de tisanes. Riche en Vitamine C 
 
Purée de cenelles ; Faire tremper les cenelles la veille dans de l’eau et les cuire légèrement. Passer à la passoire ou au chinois. Préparer un peu de sucre et un peu des 4 épices. Faire épaissir et servir cette compotée avec une viande ou pain végétarien. 
 Dans le livre des éditions Gründ :  je lis que les jeunes pousses  ou bourgeons non ouverts se mangent crus et qu'ils ont un goût de noisette. Ils s'incorporent frais et finement hachés dans des macédoines de légumes, dans les salades, les pâtes à tartiner à base de fromage blanc...etc.



Allez visiter cette page que je nomme "l’aubépine et les fées"
Une autre histoire de plantes
 

  





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   Voici un titre qui doit vous interpeller !



En effet pourquoi et en cette époque où les commerces nous offrent tout ce dont on a besoin et plus encore, pourquoi devenir cueilleur !
Cueillir et s’en nourrit, améliorer son assiette en nouveaux goûts, en couleurs, en qualité nutritionnelle, envie de bouger, partir à l’aventure, se risquer, vivre dans les bois…. Chaque époque a eu son retour en arrière lu récemment  dans une revue. 

Est-ce bien revenir en arrière ou est-ce autre chose de plus profond ? 

Chacun trouvera sa réponse intérieure, nous avons tous une conscience, une évidence, un besoin, une enfance qui nous amène  à ce retour à la nature.
C’est mon cas, prolongement du rituel familial, la promenade et la petite cueillette qui sera bien souvent le délice du repas du soir.

Je suis redevenue cueilleuse parce que ! 😊

Le commerce nous offre tout et au-delà de nos besoins : les fraises à Noël, des pommes toutes l’année…Pourquoi cueillir  ! 
Plus de saison ni contrainte tout va bien mais pourquoi cueillir !

J’ai commencé comme beaucoup à dire STOP !
Stop, je me pose trop de questions, oui c’est facile, oui tout existe en sachet, lavé voir même coupé d’avance. STOP !
Ça y est, j’ai vu le commerce alimentaire, le grand commerce, oui, j’ai essayé, oui ça m’a facilité la vie et là il y a quelques chose en moi qui n’en veut plus. Je n’étais plus en accord avec mon repas, ma cuisine et mon plaisir de me «restaurer »
Vous savez se restaurer, oui ça parle de restaurant mais aussi de restauration, se réparer.
C’est là que j’ai commencé à ne plus être en accord avec les valeurs nutritionnelles de cette alimentation de plus en plus hors saison, calibrée, de bonne conservation mais comment et avec quel additif …

Je fais partie d’une famille qui aime le goût, l’équilibre, le végétal, une famille du sud… quoi  - éclat de rire. …et une famille de cueilleurs et je vais reprendre le flambeau, renouer avec un passé, l’augmenter et partager.
Pourquoi cueillir et
de nous en nourrir jusqu’à la table !  
Voilà, je suis partie avec mon panier, appareil photo, couteau, et tout le nécessaire pour cueillir juste ce qu’il faut, pour cuisiner et goûter. Si c’est bon, je reviendrai ;)
Cueillir c’est avoir envie, ça commence comme ça.
Avoir envie, puis pour vous pousser dans votre envie, invitez vos amis et ne faites qu’un apéro de plantes sauvages et jouez à « qui devine ce que j’ai mis dans vos toasts ? »
Vous allez surprendre et pousser à la curiosité. Et c’est ainsi que j’ai eu mes premiers adeptes des plantes sauvages.

   
Rencontre avec la nouvelle plante,

Richesse du goût, nutrition et équilibre
Dans mes expériences familiales, je ne faisais que copier les cueillettes des plantes connues par maman, mamie, grand-père… c’était un héritage.
Là maintenant,  je me suis prise en main et pris ma propre évolution et j’ai aimé ce  sentiment d’autonomie et de liberté.
L’aventure… Oh, sans trop de risque hein ! Ce n’est pas Indiana Jones - Éclat de rire –
 Ce que ma famille ne savait pas et que bien des livres nous délivrent en ces temps sont les valeurs nutritives de ces plantes sauvages comestibles. 
S
auvages et gourmandes, c’est un des aspects que j’apprécie le plus… d’ailleurs je ne cueille et apprends à cueillir que les goûteuses. Chaque plante a son originalité et sa composition riche en nutriments font que nous allons l’ajouter à nos plats en fonction de cette différence. Les aromatiques riches en huile essentielle se marieront certainement avec vos plats préférés et ajoutées par touches. Etc.
Par exemple * L’ortie a qui mon corps dit oui de suite « L’ortie ma copine», que je connais depuis l’enfance fut acceptée rapidement et même avec des retrouvailles qui durèrent six mois. Oui j’ai mangé de l’ortie tous les jours pendant six mois. Et ensuite j’ai compris que mon intuition avait raison.
La « structurante ortie » - J’en avais besoin.  Parfait !
Il en est ainsi de toutes ces sauvages qui peuvent nous remettre en force et santé par leur présence régulière dans notre assiette. Il suffit de bien vouloir se pencher et cueillir.
Les saisons naturellement apportaient la variété.


Le partage joyeux et généreux

Dans ma pratique j’ai fait des adeptes et des heureux en tant que cueilleur qui aiment inviter des amis au dernier moment à se restaurer et vous offre les plaisir des yeux et  du palais en dernières minutes, en faisant un petit tour au jardin histoire de rien. Rien ! mais ça fait beaucoup. 💓 

L’assiette est colorée de la cueillette de quelques sauvages reconnues et entretenues, le rouge de la tomate ainsi que le jaune s’ajoutera à quelques pétales de fleurs de rose trémière, pâquerette, souci, coquelicot, bourrache, le vert de quelques feuilles de chénopode, pourpier, orties, plantain, et c’est sans fin.
Le riz blanc semblait bien ordinaire avant leurs arrivées variées et ce Tout éclate en couleur et fait saliver le plus difficile des regards imaginatifs. Car le regard est le premier apéritif !
Pour conclure je vous dirai, ne vous privez pas de ce désir de cueillir, lire le premier article l’article « Nos retrouvailles avec la Nature » -
 Nous rejoindre à notre association Nature et Complicités – profitez de nos sorties qui vous aident à reconnaitre au rythme des saisons toutes ces plantes, vous apprendre à les cuisiner, les goûter et vous voici adepte et fortes, forts pour poursuivre cette aventure en toute liberté et faire à votre tour des amis curieux et gourmands des mauvaises herbes de leur jardin et de leur environ. 

Je vous dis
Á bientôt en balade gourmande
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Nos retrouvailles avec la Nature

   

Souvenirs d’Antan

Qui enfant n’a pas de joyeux souvenirs de promenade dans la Nature des champs et forêts !
Souvenez-vous !
Que de joie à cueillir les petites fleurs sur les chemins et en faire un bouquet à offrir, de prendre un bout de branche au sol et taper tout ce que tu trouves sur le passage et faire craquer les bois morts .

- Chuttt ! Écoutez les oiseaux, dit l’adulte !      
 Il faut bien que le corps exulte,  chose si difficile en appartement, alors en toutes saisons et tout temps il y eut la promenade dominicale.
         




On va prendre l’air.                                                                      
Vous souvenez-vous de vous enfants ou parents de vos balades en campagne, dans le jardin des parents, grands-parents, amis, parc de la ville ou mieux, les champs et forêts !
Que de joie à cueillir les premières  pâquerettes puis les jonquilles, narcisses et en faire un joli bouquet. On savait que ce  bouquet finirait sur la table du repas, il restera quelques jours en témoignage de ce moment de détente en famille, entre amis.
Je me souviens de mes garçons qui à choisir la cueillette de fleurs préféraient de beaucoup prendre un bout de branche au sol et taper sur tout ce qu’ils trouvaient sur leur passage… j’ai des souvenirs encore vifs et joyeux où ils se défoulaient sur des troncs au sol.  Bien souvent le bâton se cassait rapidement, un autre le remplaçait bien vite.
 Chuttt ! Disais-je ! Écoutez les oiseaux !    Et leurs bâtons bâtaient de plus en plus fort… histoire de voir qui aurait raison  - drôles !
 Je riais de voir leurs têtes.                                                                          
Mais rien à faire, ils poursuivaient leur bataille imaginaire avec des êtres venus d’une autre planète. Ce sera pour plus tard, lorsqu’ils seront adultes les « chuttt , écoute les oiseaux » ou en d’autres circonstances mais pas un dimanche où déjà ils sont restés enfermés dans les classes toute une semaine.
Pour le moment c’est du bruit qu’ils veulent faire, courir et faire de l’équilibre.   
       La détente était là, même si la décision de sortir apportait une part de défi pour encourager ces enfants à s’habiller et sortir encore …… encore ! Le choix de la distraction par la télévision était tentante, avachis sur le canapé et hypnotisé par cet écran et ses histoires.
Alors en toutes saisons et tout temps il y a eu la promenade dominicale après le poulet rôti et la tarte aux pommes (éclat de rire)… je sais bien que le menu a un peu changé et la promenade dominicale est remplacée chez beaucoup par les émissions  de distractions. 
Pas chez nous et toujours pas chez moi, car les enfants ont grandi…
Bien sûr ce fut une chance, une chance qui était ouverte à une époque à beaucoup de monde avant, avant la télévision. Mais certains ne se sont pas fait prendre au piège de la distraction et ont su utiliser à bon escient ce nouveau poste dans le salon. 

Retour à la maison.
Mais souvenez-vous !  Souvenez-vous des retours à la maison ces jours-là se faisaient très calme, il y avait ce besoin d’air, de marcher, de courir, de s’agiter qui était nourrit. Les enfants après avoir boudé la sortie se prenaient bien vite au jeu d’autres possibilités.  
Joie simple ! Les retours à la maison, dans la voiture ou à pieds, plus de chamaillerie  – Pfff ! Tout le petit  monde avait son comptant de dépense physique et son taux d’oxygène pour le cerceau et les poumons. 
Le corps se pose dans ces cas-là, la langue aussi ! « mdr »
Merveilleuse nature, espace vert, arbres bienfaisants. Merci !

Bienfaisante nature
Nous avons tous besoin d’un temps de bol d’air et d’activité  dehors.
Il suffit de nous observer lorsque adulte nous prenons le temps d’aller dans la nature, seul ou en groupe, seul si c’est possible c’est mieux, de valider la tranquillité de l’esprit, quelques fois la créativité plus présente même parfois nous observerons une joie qui n’était pas présente ce matin à notre réveil.      
Dans ces balades qui se sont poursuivies jusqu’au moment du « je quitte le bercail ». Nous sommes passés de la cueillette des pâquerettes et du jeu des bâtons,  à la cueillette de champignons – ils ont adorés les cueillir, les reconnaitre mais pas forcément les manger - Rire-. 

Aventure, aventure nous sommes passés aux autres cueillettes, celles des herbes, asperges sauvages oui, celles dont le feuillage pique, puis les pissenlits, les premières salades de pissenlit, les cures vertes des parents – pffff les parents qui mangent du pissenlit tous les jours et pas de viande « n’importe quoi ! », fleurs en omelette, en confiture, puis la liste de l’infini c’est poursuivie.




  



 

A ce jour adulte, la nature est chez eux, ils ont tous un jardin et quelques légumes et il y a l’esprit de l’enfant qui mime les parents, met en pratique et la richesse de l’échange se transmet, rien ne s’oublie même si les activités font oublier le bol d’air de la forêt, les vacances scolaires les ramènent à la promenade, à la cueillette, au respect de la nature, des animaux, des humains et au partage.

Le partage de la nature avec nos enfants et famille est indispensable à la suite de notre vie équilibrée !

  





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